Invité au Club de L’économiste
Roland Riboux présente le bilan du CIPB et les perspectives
Le président du Conseil des investisseurs privés au Bénin (CIPB), Roland Riboux était l’invité du Club de l’économiste du jeudi 6 mai 2021. A cette occasion, le DG de Fludor Bénin a présenté aux professionnels des médias, le bilan du CIPB et ses perspectives pour booster le développement du secteur privé béninois.
L’ÉCONOMISTE : Présentez-nous le CIPB et ce qui a conduit à sa création ?
Le président du CIPB, Roland Riboux : Je suis venu au Bénin en 1996 pour fonder Fludor Bénin. Le démarrage de la société a été un peu lent et j’ai eu le sentiment qu’il fallait créer un organe ayant une vue globale des problèmes des entreprises au Bénin, pour parler avec le gouvernement. En l’an 2000 j’ai été le premier président et parmi les fondateurs de l’AIFO UEMOA (Association des Industriels de la Filière Oléagineuse de l’UEMOA) qui avait été créée à Abidjan. Quand j’ai quitté le poste de président de l’AIFO-UEMOA, j’ai créé le CIPB avec 6 autres membres. Petit à petit, nous sommes passés à une cinquantaine de membres aujourd’hui. Le but n’était pas d’en faire un syndicat patronal ; c’était vraiment de dialoguer avec l’Etat sur les difficultés rencontrées par les entreprises.
Pensez-vous que les objectifs sont en train d’être atteints ?
Le dialogue est là puisque nous avons un cadre de concertation avec le Ministère des Finances où le groupe de travail fiscalité que le CIPB anime représente le secteur privé. Nous avons une collaboration avec le ministère de la justice avec également un cadre de concertation. Enfin, nous sommes en train de négocier un nouveau cadre de concertation avec l’Autorité de Régulation de l’Electricité (ARE). L’objectif, qui était de dialoguer avec l’Etat, a été atteint..
Comment le CIPB fonctionne-t-il dans la défense des investisseurs privés du Bénin ?
Comme nous ne sommes qu’une cinquantaine de membres, nous avons un bureau de coordination de 5 personnes qui travaille en continu. Il y a un groupe de travail fiscalité, un groupe de travail justice et bientôt un groupe de travail énergie. A partir de là, nous émettons des idées qu’on retransmet à la Chambre de commerce et d’Industrie du Bénin, au patronat du Bénin et à la Coneb. Nous avons une relation très proche avec le Tribunal de Commerce de Cotonou sans oublier les médias.
Quelles sont les activités phares qui ont marqué 2020 ?
Nous nous sommes intéressés à la crise du Covid-19. Il y avait une émission sur Canal3, Ca Bouge, sur laquelle nous avons publié une quinzaine de capsules pour essayer de faire comprendre tout ce qui entoure la Covid-19. Ensuite nous avons participé à un séminaire sur le numérique, avec la participation de l’Université d’Oxford et l’African School of Economics. La plus grande activité de l’année a été de soutenir le Tribunal de Commerce de Cotonou par un séminaire de trois jours qui s’est tenu à Grand-Popo sur les recouvrements des créances bancaires, avec le concours de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers et des PTF tels que le France, l’Union Européenne et la Banque Mondiale.
Comment va Fludor Bénin SA ?
Les activités de Fludor Bénin sont la production d’huile alimentaire, de beurre de karité de qualité alimentaire et la transformation de la noix de cajou. Sur l’huilerie, la matière première est disponible, puisque maintenant il y a une production abondante de coton graine, à savoir plus de 700.000 tonnes, ce qui n’a jamais été vu auparavant. Aussi, le prix sur le marché de l’huile s’est amélioré du fait des difficultés qu’il y a désormais à transporter la marchandise entre l’Asie du Sud et le Bénin, ou l’inverse, car il y a une pénurie de conteneurs. En ce qui concerne le Karité, nous avons transformé environ 15000 tonnes et nous avons placé le beurre de karité sans problème. L’activité de transformation de noix de cajou est un peu délicate et nous avons besoin du soutien de l’Etat. L’Apiex travaille actuellement à un modèle béninois de soutien à la filière cajou.
Quelles sont, selon vous, les défis ?
Nous sommes en train de revoir à la hausse notre capacité de production de l’huilerie. Nous prévoyons de traiter 150.000 tonnes de graine de coton l’année prochaine. C’est un challenge et nous espérons que la SODECO pourra répondre à cette demande. Sur le karité, la difficulté c’est que les arbres sont en péril. Mais il y a des programmes pour faire des replantations de karité. Mais il faut qu’il y ait vraiment un suivi. Sur le cajou, il faut une politique de la part de l’Etat pour qu’on puisse sécuriser nos productions à un prix raisonnable.
Quelles ont été les démarches du CIPB par rapport au budget 2021 ?
Nous sommes allés à l’Assemblée nationale comme d’habitude et avons présenté notre plateforme. La vérité c’est qu’il n’y avait aucune mesure phare sur laquelle l’on pouvait s’appesantir. Nous avons juste fait de petits ajustements surtout par rapport à l’ancienne gestion. Nous avions beaucoup travaillé pour la numérisation. Aujourd’hui le gouvernement est vraiment allé au-delà de tout ce qu’on avait demandé. Tout est informatisé et nous envoyons nos bilans par internet.
Quel est l’état des relations entre le CIPB et le gouvernement béninois, le patronat, la CCI-Bénin et autres ?
Du côté de ces partenaires, il y a eu de gros changement. Si vous vous rappelez bien, dans le temps, il y avait de petites querelles entre le patronat et la CCI-Bénin et ça polluait vraiment l’environnement des affaires par rapport au dialogue avec l’Etat. Maintenant, on est en face d’une Chambre de Commerce qui a été vraiment organisée et qui a, à sa tête, quelqu’un qui, vraiment, a des ambitions pour la Chambre. Du côté du patronat, ça s’organise également et donc, nous collaborons avec ces deux entités en particulier de façon à ce que notre travail soit répercuté aux Autorités. Par exemple, cet après-midi, il y aura une réunion inaugurale du groupe de travail sur l’énergie avec des acteurs qui sont des différentes associations, ASNIB, GIB, etc. Vraiment il y a une collaboration, on n’est plus dans l’idée : « c’est moi, je veux apparaître, pas les autres, je suis plus important, sa chaise doit être plus grande que les autres, etc. ». Ça a vraiment changé, maintenant, c’est vraiment ce qu’on souhaitait, une bonne collaboration avec ces entités pour un dialogue avec de l’Etat. Eh bien récemment il y a eu un petit comité qui s’est mis en place au niveau du ministère du commerce et nous aurons bientôt un décret sur la qualité, un grand laboratoire et l’huile importée sera testée pour que les Béninois ne s’empoisonnent pas avec ces produits étrangers moins chers.
Quelles solutions préconisez-vous pour améliorer la situation économique et sociale des entreprises Béninoises ?
Je pense que le premier point, c’est de raisonner par filière. Par définition, on ne peut pas aider tout le monde et je pense que l’une des grandes filières, c’est et ce sera l’agro-industrie. Je pense que l’Etat va certainement continuer l’effort qu’il a commencé à faire de façon à ce que les différentes filières identifiées puissent prospérer. Autour de la filière, il y aura forcément des entreprises qui vont se créer, artisanales, industrielles, il y aura des unités de transformation, c’est important.
L’autre point, dans ce domaine-là, c’est le numérique. Les Béninois ont cette compétence, ils sont très bons en math et du point de vue des programmes informatiques, ils sont doués, donc on a l’énergie qui sera disponible. Il y aura un Fludor Type partout, on pourra développer ça aussi. Naturellement on va voir émerger des champions et en ce moment-là, ce sera le rôle de l’Etat d’avoir un dialogue incessant avec ces champions pour voir de quoi ils ont besoin pour exercer.
Face à la pandémie qui a compliqué la situation dans le monde le gouvernement béninois a pris des mesures pour accompagner les entreprises et atténuer les difficultés liées à la Covid. Comment cela s’est matérialisé sur le terrain et de quoi Fludor-SA a-t-il bénéficié ?
Les cibles, c’était beaucoup plus les PME-PMI qui ont bénéficié d’un certain nombre d’aides et je peux vous citer le cas d’un hôtel membre du CIPB : 500 millions de prêt sur 3 ans à taux zéro ; pendant trois mois, l’énergie électrique et l’eau ont été gratuites, ils ont payé 70% des salaires pendant trois mois. Voilà un exemple que je connais ; il n’était pas le seul…
Quels ont été les effets de cette pandémie sur le secteur privé béninois et quelles sont les perspectives du CIPB pour la fin de cette année 2021 ?
La Covid-19, c’est un phénomène non seulement médical mais médiatique également. En dehors des maisons de retraite, cette maladie n’a tué que 0,4 % des populations des pays les plus touchés. C’est pour moi un mystère que tant de pays aient paniqué malgré ces statistiques de mortalité très faibles. Cela a été complètement gonflé et enflé ; on ne parle que de ça.
Ici au Bénin, nous avons 3000 morts du paludisme par an ; dans le même temps, nous avons un peu plus de 80 morts de Covid sur les 12 premiers mois de la pandémie. Mais notre gouvernement ici a été remarquable ; nous sommes le seul pays d’Afrique subsaharienne à ne pas avoir imposé de confinement général. Nous avons donc préservé nos capacités à travailler. Mais malheureusement, le Bénin est en relation avec l’international et il a été aussi touché. Je vous donne un exemple en ce qui concerne Fludor, nous avons un investissement, en cours ; nous avions commandé des machines en Inde et ça a été bloqué pendant des mois parce que tous les ports indiens étaient à l’arrêt. De même, les hôtels, les agences de voyages ont été totalement impactés, du fait des pays qui ont réduit fortement les déplacements. Maintenant, pour l’ensemble de l’année je pense qu’on aura malgré tout de bons chiffres, puisque les activités ont repris par paliers.
La concurrence qui a cours chaque année au Bénin, comment est-ce que vous expliquez cette situation ?
Bon, je pense que l’Etat a déjà démystifié ce problème. C’est le problème de l’inadéquation entre les formations et les besoins des entreprises. Je me rappelle d’un ami, professeur de psychologie à l’université qui format chaque année 180 étudiants pour devenir psychologues d’entreprise ; je ne pense pas qu’il y achaque année un tel besoin au Bénin ; il formait donc de futurs chômeurs. Ce qui veut dire qu’il faut changer complètement la façon de voir les études et faire en sorte qu’il y ait des gens qui soient formés pour les besoins du pays. C’est pour ça que l’Etat a passé un accord avec une école à Versailles pour former 600 formateurs des formateurs dans tous les domaines techniques : électricité, plomberie etc. C’est ce genre de stratégie qui devrait permettre petit à petit d’avoir des gens formés.
Vous venez tout à l’heure de parler du gouvernement qui a commencé à remédier à ce problème de chômage. A propos du gouvernement, quel regard portez-vous sur la gestion du pays depuis 2016 ?
Oh là, c’est un peu général. Bon c’est vrai, il y a un plan, ça c’est déjà une bonne chose et c’est un plan que le gouvernement s’efforce de suivre et ensuite, il y a en particulier les finances, la construction d’un certain nombre de choses. Enfin, il y a un souci de mieux gérer les choses qui sont fondamentales pour que le pays fonctionne bien. Voyez par exemple : on a confié la gestion de la société SBEE à une équipe du Canada ; on a le port de Cotonou à des cadres du Port d’Anvers ; etc. Je pense que ce sont des méthodes qui doivent permettre au pays de bien marcher.
En si peu de temps, le gouvernement est arrivé à changer la donne.
Quels sont vos rapports aujourd’hui avec le président Patrice Talon, en tant qu’homme d’affaires et aujourd’hui chef de l’Etat ?
Ecoutez, avec l’homme d’affaires Patrice Talon, c’était très dur parce qu’il essayait toujours de tirer le prix maximum des graines qu’il nous vendait. Mais maintenant qu’il est président et qu’il a fait en sorte que la filière rebondisse complètement (il est arrivé à faire passer la production de coton graine au-delà des 700 000 tonnes), les prix sont même un peu redescendus. Donc, je le préfère en tant que président !
Ça veut dire qu’aujourd’hui, vos affaires marchent mieux qu’avant ?
Oui, Bien sûr ! Avant, je passais mon temps à me battre contre la SHB pour obtenir des graines en quantité suffisantes. Maintenant, ce n’est plus ça, il y en a tellement qu’on a des relations amicales avec la SHB. C’est une première.
Le gouvernement du président Talon a commencé par faire des réformes structurelles au niveau des entreprises. Quels sont les impacts réels de ces réformes ?
Je répète l’énergie : moins de coupures, une électricité de meilleure qualité.. Peut-être avec le temps on va se débarrasser des groupes électrogènes et faire des économie. C’est déjà une bonne chose.
Quel est le regard que vous portez la sur le Programme d’actions de gouvernement ?
C’est en soi un effort d’avoir fait un tel programme, le petit reproche que je ferai est que l’aspect de l’industrie n’a pas été abordé. Je me rappelle de la soirée de présentation du PAG au palais présidentiel en décembre 2016. Mon ami Lazare Sèhouéto était un peu court sur le programme mais je suis persuadé que le second quinquennat va apporter des choses très précises, sur le développement de l’agro-industrie en particulier.
En tant que président des investisseurs privés, quel message vous avez à l’endroit du gouvernement pour booster encore plus le secteur ?
Je pense qu’il faut un dialogue. Nous avons déjà un dialogue sur l’électricité. il faut essayer d’aller un peu plus loin, de mettre les choses en avant pour qu’elles puissent de façon formelle créer un grand groupe qui pourrait discuter avec les ministères pour une bonne résolution des problèmes. discuté en atelier.
Quelles sont vos attentes pour le prochain quinquennat ?
C’est essentiellement cette sélection des filières porteuses, avec la création de champions nationaux
Vous êtes directeur général de Fludor Bénin SA. Faites-vous des actions pour accompagner le développement du secteur dans lequel vous êtes implanté ?
Dans le secteur de coton, nous sommes en bout de chaine ; ce sont les égreneurs qui gèrent le développement du secteur.
Par contre, pour le karité nous avons effectivement une position qui consiste à aider les groupements de femmes avec des équipements, des formations afin qu’elles sachent comment conserver les noix, etc.
Sur le cajou aussi, nous essayons d’avoir des liens avec les coopératives de façon qu’elles soient mieux organisées, qu’elles comprennent les différentes qualités de noix ; il y a aussi le problème de la formation des planteurs pour la mise à niveau des vergers..
Par rapport aux problèmes de l’emploi, il y a une inadéquation entre l’offre et le marché à ce niveau si on vous demande une action pour faciliter l’insertion du personnel au Bénin quelles sont vos propositions ?
Il y a un problème d’illettrisme je pense que c’est quelque chose qu’il faut prendre à bras-le-corps dans nos pays d’Afrique, c’est vrai il y a des modèles. A Cuba par exemple il y a des méthodes qui peuvent être diffusées dans les différents pays. C’est intéressant que le gouvernement s’intéresse sur ce sujet sinon on aura l’impression qu’il exclue un véritable développement même ,s’il travaille dur pour faire avancer les choses.
Et l’autre chose c’est le sujet du numérique où les Béninois sont bons en mathématiques. On peut aller plus loin en utilisant la méthode de mathématiques de Singapour dès le primaire. On pourrait ainsi avoir une génération de doués en maths et devenir des champions de logiciels informatiques.
Il y a beaucoup de jeunes qui veulent entreprendre mais n’y arrivent pas, qui commencent et qui chutent dans un bref délai selon vous qu’est ce qui ne va pas avec ces jeunes-là ?
C’est une autre cible. Moi je suis persuadé que le Bénin a un avenir assuré. Si on peut arriver à un système que ces jeunes comprennent que leur avenir se trouve au village qu’on puisse leur donner les moyens de travailler des terres parce que 70% des terres cultivables ne sont pas encore exploitées.
Par ailleurs, il y aura un énorme marché pour les informaticiens comme je l’ai dit plus haut.
Pourquoi on n’attire pas assez d’investissements étrangers ? Quelle est la contribution manufacturière du Bénin ? Qu’est-ce qui freine au Bénin les investissements dans le secteur industriel ?
Le problème si vous voulez, c’est qu’effectivement ici, on a une mentalité de commerçants : on loue un entrepôt, on achète, on vend et on fait un profit,. C’est quelque chose qui est naturel au Bénin. Ça commence par ce genre de mental. Pourquoi investir dans quelque chose qui vous rapportera dans 4-ou 5 ans ? C’est déjà le problème. Il n’y a pas vraiment un appétit de la part des Béninois pour créer des industries. Maintenant, vous posez la question de l’investissement étranger, j’ai un peu de mal à vous répondre. On vient de refaire un code d’investissement plus favorable. Que cherche un investissement étranger sur un marché ? L’argument de l’APIEX qui consiste à dire qu’on est au centre d’un marché énorme, ce n’est pas faux, on est près du Nigéria, les gens ont peur du Nigéria, et c’est peut-être bien de s’installer ici pour vendre sur le Nigéria. Mais le Nigéria lui-même crée un tas de problèmes à ceux qui veulent vendre chez lui. Je pense qu’il faudrait voir ce qu’ont fait les autres. A l’Île Maurice, qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont commencé avec le sucre, puis le textile, par faire des vêtements, et après ils sont montés en gamme. A mon avis, c’est un peu comme ça qu’il faut démarrer. On pense à une filière, on voit vraiment comment cette filière peut être lancée et puis à ce moment-là, si c’est intéressant, viendra une deuxième, une troisième, une quatrième, etc., c’est de cette manière qu’il faut prendre les choses. Mais c’est facile de parler comme ça ; peut-être qu’il y a des obstacles qu’on ne connaît pas. Peut-être que le marché est trop petit pour eux ou parce qu’ils ont peur et ils préfèrent aller ailleurs, je ne sais pas. C’est quand-même un pays calme, les conditions sont bonnes, la fiscalité n’est pas délirante.
Dans les pays anglophones, les grands entrepreneurs adoptent des filleuls, assistent les jeunes entrepreneurs. Est-ce qu’il vous est arrivé d’adopter un filleul depuis que vous êtes au Bénin ?
C’est vrai que j’ai fait ça sans m’en rendre compte. Il y a des gens qui viennent me voir et je leur donne des conseils, des gens à qui je donne des conseils sur “comment faire telle ou telle chose ?”. Mais à force de donner de conseils, si la personne échoue, elle vous rend responsable. Je dirai que je le fais naturellement, mais je ne l’ai pas conceptualisé.
Votre mot de fin
Très égoïstement, j’espère que cette émission m’aura permis de faire connaître davantage le CIPB. Je rappelle que le CIPB fait les choses de façon désintéressée en ce sens qu’on en va pas dans l’intérêt de tel adhérent en particulier, mais on présente des solutions dans l’intérêt de tous et du pays. Dans mon mot de fin, je voudrais quand-même vous parler de la démographie qui est le problème fondamental de tous pays. Vous avez des pays du Nord (le Japon ou autres) qui sont en train de s’effondrer parce que leur démographie s’effondre ; la Chine bien qu’elle fasse semblant d’être une superpuissance, aura dans 10, 20 30 ans, des problèmes de population colossaux. En Russie, la population se réduit ; la France essaie de remplacer les Français de souche par d’autres sans grand succès. Ces pays-là ont de problèmes. Ici, on a le problème inverse. Je parle d’essayer d’avoir une démographie raisonnable, positive bien entendu, donc en moyenne deux / trois enfants par personne, qu’on peut correctement nourrir, éduquer, etc.. C’est pourquoi je parlais d’éducation de tous, de l’alphabétisation, parce que c’est la base sur laquelle on peut espérer que les gens commencent à penser à leur avenir, lisent, s’intéressent et puis évoluent. Si c’est le cas, le Bénin a un avenir extraordinaire.







