L’éclipse de l’intelligence de l’Europe (partie 1), par Finn Andreen
——————————————————————————————————————
Par Rédaction Courrier des Stratèges
L’Union Européenne est en crise. Les pays européens sont visiblement incapables d’imaginer un projet alternatif. Il faut comprendre pourquoi. Dans les années 1920, le philosophe Edmund Husserl disait « L’Europe est fatiguée ». Finn Andreen amorce aujourd’hui une réflexion de fond sur les maux qui paralysent l’Europe. Voici aujourd’hui, avec « l’éclipse de l’intelligence européenne », le premier d’une série d’articles.
Alexandre Soljenitsyne utilisa le terme « éclipse de l’intelligence » pour décrire la perte de valeurs de l’Europe, parmi ce qu’il considérait comme un matérialisme sans âme toujours croissant. Avec recul, cela semble être une critique quelque peu exagérée de l’Europe de l’époque, mais cette formule de l’auteur russe semble plus appropriée aujourd’hui, compte tenu de l’apparent masochisme actuel, aussi bien social, économique et que politique, du vieux continent.
L’Europe face au déclin de la rationalité : confusion entre liberté et contrôle
L’Europe connaît une éclipse d’intelligence dans le sens où l’action intelligente est nécessaire pour la paix et la prospérité de ses citoyens. Comme John F. Kennedy disait dans son fameux« discours de paix »du 10 juin 1963, étrangement pertinent pour l’Europe guerrière d’aujourd’hui :
« Je parle donc de la paix comme du but rationnel nécessaire des hommes rationnels. Je me rends compte que la poursuite de la paix n’est pas aussi dramatique que la poursuite de la guerre – et souvent les paroles de celui qui la poursuit tombent dans l’oreille d’un sourd. Mais nous n’avons pas de tâche plus urgente. »
Ce qui est intelligent, c’est de chercher à accroître la liberté économique et politique de la société, donc non seulement parce que c’est la chose moralement correcte à faire, mais pour des raisons purement utilitaires : cela apporte la paix et la prospérité. L’action intelligente est alors le fameux cri de ralliement libéral classique : « laissez-faire, laissez-passer« , c’est-à-dire le non-interventionniste à l’intérieur et au-delà des frontières des états.
Cette idée est encore, malheureusement, très difficile à vendre dans la plupart des pays d’Europe, à la fois à gauche, au centre et à droite (conservatrice). Il y a un manque d’appréciation de la différence fondamentale entre la mondialisation politique (qui est une forme de tyrannie) et la mondialisation économique (qui est le libre-échange).
Lever cette confusion exige d’abord des populations européennes majoritairement familiarisées avec les bienfaits de la liberté et le fonctionnement du marché libre, ce qui n’est pas toujours le cas après près d’un siècle d’idéologie socialiste, de politiques sociales, d’éducation publique et d’interventions étatiques. Mais cela nécessite également une minorité dirigeante en Europe qui s’intéresse au moins un peu à l’amélioration des sociétés européennes (tout en continuant, naturellement, à améliorer sa propre situation).
C’est loin d’être le cas. Au contraire, la popularité de idées de liberté est probablement en train de reculer en Europe (mais pas aux Etats-Unis et dans d’autres parties du monde). Rarement la privatisation, la décentralisation et la réduction de la taille de l’état sont vues par les européens comme les solutions évidentes qu’elles sont. Au contraire, le plus souvent ils s’attendent à ce que l’état vienne à la rescousse, comme pendant la crise des gilets jaunes en France. Il y a iciun manque de compréhension de la causalité : c’est la vision dangereuse de l’intervention étatique comme conséquence et non comme cause des maux dont souffrent les sociétés européennes.
Des politiques irrationnelles, fruits d’une élite déconnectée
Aujourd’hui, il est possible de dire que l’élite politique européenne agit de manière irrationnelle, non intelligente, parce qu’elle agit non seulement contre la majorité dirigée, mais même contre son propre intérêt à long terme. Elle s’est acharnée à poursuivre des objectifs inatteignable et fortement contre-productifs tels que, mais pas uniquement, atteindre une économie « net-zéro » ou infliger une défaite stratégique à la Russie.

La lumière s’éteint…
Ce qu’il est important de comprendre, c’est que cette évolution n’est en aucune façon prédestinée. Cela ne devait pas forcément se passer comme ça. Pour prendre un exemple : dans un marché libre, le prix réel de l’électricité diminuerait naturellement avec le temps. Dans un marché libre, l’énergie nucléaire ne serait pas soudainement abandonnée et les combustibles fossiles ne seraient que très progressivement remplacés, au fil des décennies, par d’autres formes d’énergie. Dans un marché libre, l’introduction d’innovations en matière de génération d’électricité, domestiques ou étrangers (Chine), serait beaucoup plus simple.
Cette évolution, non seulement dans les domaines de la production d’électricité, mais aussi dans de vastes pans des économies européennes, est le résultat de politiques économiques interventionnistes et malavisées de beaucoup de dirigeants. Elle se produit en partie à cause de l’« idéologie » postmoderniste dérangée et disjonctée, qui s’est emparée de la culture politique occidentale depuis environ 2010, conduisant à la mise en œuvre de politiques clairement contre-productives et autodestructrices (c’est même parfois l’objectif !) pour tous. (De l’autre côté de l’atlantique, le phénomène Trump, quoiqu’on pense de ce personnage, est clairement une réaction à cette néfaste idéologie.)

Nous comprenons mieux aujourd’hui, non ?
En même temps, les niveaux d’imposition restent un fardeau constant qui étrangle le pouvoir d’achat et l’entreprenariat européen. En dépit de cela, ou même à cause à cela, les services publics laissent à désirer dans la plupart des pays européens. Il n’est pas étonnant que les politiciens européens soient parmi les plus impopulaires du monde. Ils ont le moins d’opinions favorables de tous les politiciens dans le monde entier. Pourtant, les européens sont souvent fiers de leurs soi-disant « démocraties ».

Il ne suffit pas d’être élu…
Cette éclipse d’intelligence en Europe, qui est le thème de ces articles, peut s’expliquer en partie par la diminution des compétences de la minorité dirigeante. Aujourd’hui, les politiciens européens paraissent ridicules lorsqu’ils sont comparésàdes personnalités et des chefs d’états comme Ehrhardt, Adenauer, de Gaulle, Thatcher, Kohl, Palme et bien d’autres. Les élites politiques européennes actuels semblent incapables de gérer des questions économiques, politiques et géostratégiques complexes et toute l’Europe en souffre. Il ne faut pas toujours chercher le Complot seul, quand il est clairement accompagné de l’Incompétence.
Dans les prochaines parties de cette série d’articlessur l’éclipse de l’intelligence en Europe, une vue plus détaillée sera proposée sur ces sujets, en commençant par le plus important de tous, qui sous-tend tous les autres : l’économie.
L’éclipse de l’intelligence de l’Europe (partie 2): radiographie d’un fiasco économique, par Finn Andreen
Par Rédaction Courrier des Stratèges
La plupart des sociétés européennes vivent au-dessus de leurs moyens depuis des décennies avec un politique étouffant petit à petit leurs économies. Trop d’État et trop peu de liberté. Le diagnostic est posé. Mais personne n’a le courage de regarder en face comment l’Union Européenne a désormais une pratique à l’opposé des principes qui ont fondé la construction européenne des années 1950 aux années 2000: une économie administrée règne là où les pères fondateurs avaient voulu libérer les forces entrepreneuriales pour reconstruire l’Europe éprouvée par les guerres.
Après l’ Introduction de cette série d’articles, il est temps de creuser plus profondément dans l’éclipse d’intelligence de l’Europe. La notion de manque d’intelligence souligne que le déclin de l’Europe n’est pas inévitable ou naturel, mais qu’au contraire, il aurait pu être évité – et peut être corrigé – par l’application de l’intelligence au sens large.
Les difficultés relatives des sociétés européennes proviennent d’une maladie aux causes multiples. Il est donc difficile de l’endiguer et de la traiter, mais la première étape est bien sûr de la reconnaître. Les problèmes de l’Europe ont de nombreuses causes qui se recoupent et sont interconnectées, dont certaines remontent au début du XXème siècle. Mais les problèmes fondamentaux sont, comme si souvent, d’ordre économique.
Autoflagellation économique européenne
Les conditions économiques étouffantes dans lesquelles les européens ont « décidé » de vivre, entravent leur développement économique – et donc social. Il y a une sorte d’auto-flagellation presque masochiste qui est en cours. Le manque de réaction des peuples européens rappelle la fameuse grenouille qui est bouilli si lentement qu’elle ne saute pas de la marmite. Les européens se font des illusions économiques- à des degrés divers selon les pays -, parce qu’ils boivent depuis si longtemps de la source socialiste et interventionniste. Maintenant, la réalité les rattrape.
La plupart des sociétés européennes vivent au-dessus de leurs moyens depuis des décennies, utilisant une dette publique démesurée et une politique fiscale laxiste. La dette moyenne de la zone euro représente 85 % du PIB, un chiffre ahurissant qui, malheureusement, ne choque pas beaucoup d’Européens – bien qu’il le doive. En France, évidemment le chiffre est bien plus élevé, mais cet article regarde l’Europe d’une manière générale.
Étant donné que les niveaux d’imposition ont augmenté au fil du temps pour faire face à des dépenses sociales toujours croissantes et à des bureaucraties étatiques toujours plus grandes, il semble qu’une limite à ce qui peut être toléré soit maintenant atteinte dans la plupart des pays européens. Il n’est plus guère possible, politiquement, socialement ou économiquement, d’augmenter davantage les impôts. En d’autres termes, l’ancien modèle d’imposition et de dépenses, qui était basé sur l’octroi de plus de « droits sociaux » en augmentant les recettes fiscales, est en train de devenir obsolète. Il y a des signes que certains européens se réveillent, mais comprennent-ils les causes sous-jacentes ?


Ce qui fonctionnait auparavant pour stimuler la croissance est maintenant terminé (même si certains politiciens de l’UE tentent encore de taxer davantage) et cela frustre les décideurs et inquiète les électeurs, même si ceux-ci n’ont malheureusement pas reçu l’éducation économique nécessaire à la compréhension de la liberté économique ; le jour ou l’économie « autrichienne »sera enseigné dans tous les lycées d’Europe…
Malgré les injections de capitaux (appelé « l’assouplissement quantitatif ») de la part de la BCE pendant des années dans l’économie européenne, la croissance des PIB dans l’ensemble de l’Europe est tout simplement léthargique. L’ECG économique est presque plat…

Les plus grandes économies de l’UE ont affiché une croissance très modeste, l’Allemagne, traditionnellement le moteur économique de la région, affichant même des chiffres négatifs.
Pour ceux qui comprennent les conséquences de l’interventionnisme coercitif de l’État, par opposition à l’économie de marché non entravée, ce processus de dégradation en cours en Europe est préoccupant mais pas une surprise. C’est le résultat direct de politique publiques désastreuses ; keynésienne et socialistes.
Obtenir moins pour plus…
Il semble que les élites européennes n’aient guère pensé (ou bien elles sont terriblement silencieuses à ce sujet) que même d’un point de vue économique, les niveaux fiscaux sont probablement bien au-delà de l’optimum de la courbe de Laffer maintenant ; ce qui signifie que la réduction des impôts, dans certaines régions et dans de nombreux pays, pourrait même augmenter les recettes publiques.

Au-delà de taux d’imposition t*, les impôts rapportent moins en recettes que les recettes Tmax obtenus avec t*.
En France, par exemple, même un site web du gouvernement (sur vie-publique.fr, à lire absolument) se demande comment il est possible que les dépenses sociales augmentent d’année en année, alors que les services sociaux ne font qu’empirer. Pourtant, aucun candidat politique en France (depuis F. Fillon il y a dix ans) est prêt à expliquer ce déclin du point de vue évident de l’étatisme et de l’absence de réformes libérales.

Les élites européennes sont trop prisonnières de leurs méthodes interventionnistes actuelles pour sortir des sentiers battus ou proposer quoi que ce soit de nouveau à l’électorat. En effet, les programmes libéraux classiques pour réformer des bureaucraties surchargées et relancer des économies moribondes par la libéralisation, sont presque inexistants sur la scène politique européenne. Ceci est inquiétant en soi. Pourtant, dans de nombreux pays, il existe un électorat clairement anti-mondialiste mais partisan de l’économie de marché, qui est à saisir par des politiciens européens qui ont encore une colonne vertébrale.
Se Méfier de l’Allemagne
En outre, l’Allemagne, qui était la seule grande économie de l’UE à avoir ses budgets fédéraux en ordre, sous le nouveau chancelier Merz a récemment fait exploser son plafond de la dette afin de se lancer dans la même désastreuse politique économique dépensière que ses voisins (bien que cela ne soit pas aussi simple comme ça en a l’air).

Aujourd’hui, même l’Allemagne et les autres pays d’Europe du Nord, les soi-disant « frugaux », se sentent tentés, ou forcés, d’assouplir leur politique économique (et comme d’habitude c’est la la faute de Poutine…).
« Pendant des années, l’Allemagne et ses alliés adeptes de l’austérité ont été les tueurs à la mode de l’Europe en matière fiscale.
Leur devise était simple : pas de dettes communes (européennes), pas de « fête sans fin » budgétaire et absolument pas de chèques en blanc pour Bruxelles.
Ensemble, cette coalition de riches nations du Nord — l’Autriche, le Danemark, la Suède, la Finlande et les Pays-Bas — a tenu les cordons de la bourse de l’Union européenne, surpassant l’Europe du Sud dans des batailles budgétaires marathon.
Créer la tempête économique parfaite
Dans ce contexte, une tempête parfaite se prépare maintenant, en raison d’une combinaison de plusieurs facteurs dont l’élite politique et financière en Europe est en fin de compte responsable :
- Laisser des millions d’immigrants enclins au chômage et aux subventions s’installer en Europe, alors que les coûts des retraites publiques augmentent à mesure que les Européens vieillissent (en particulier la France qui est une bombe à retardement pour la dette de la sécurité sociale et du système de retraite par répartition).
- Les entreprises européennes ne sont plus aussi compétitives sur le marché international, notamment en raison des sanctions énergétiques autodestructrices imposées par l’Europe à la Russie à partir de 2022 et de la pression massive en faveur de la transition énergétique « verte », deux facteurs qui accroissent considérablement le coût de l’industrie et de la vie en Europe. Dans un acte d’auto-punition totale, l’Allemagne veut même s’assurer que la partie du gazoduc encore intact de Northstream II ne pourra plus jamais être utilisé…
- Cette situation a été encore exacerbée par la mondialisation économique des dernières décennies et la nouvelle concurrence des pays du Sud qui montent dans la chaîne de valeur, en même temps que le zèle réglementaire de l’Europe atteint de nouveaux sommets sous l’impulsion de Bruxelles, à tendance un peu plus autocratique chaque année.
Sur ce dernier point : la réduction progressive des barrières commerciales mondiales sur de nombreuses décennies et le développement du Sud global, auraient dû être anticipés et même salués par l’Europe avec le renforcement du libre-échange. Ceci aurait en fait dû stimuler des politiques visant à améliorer la compétitivité en Europe par un retour au type d’économie qui fonctionnait si bien avant le « suicide » des européens avec la Grande Guerre. Or, c’est exactement le contraire qui s’est produit dans certains pays de l’UE (en France, avec la réforme des 35 heures qui arriva exactement à ce moment début années 2000).
Dans la plupart des pays européens, mais aussi au niveau de l’UE, les élites dirigeantes refusent, du moins publiquement, d’accepter cette réalité économique. L’idée de l’oligarchie financière et politique est simplement de faire plus de la même chose ; à savoir dépenses publiques massives pour garder en vie artificiellement les économies européennes, selon les plans Letta et Draghi. Il est prévu que cela se fasse au niveau de l’UE afin de récolter les bénéfices de la « mutualisation » des obligations, et de ne pas avoir d’impact négatif sur les taux d’intérêt nationaux en euro.
Un autre avantage tacite est bien sûr que ce plan permet une plus grande concentration du pouvoir à Bruxelles. Le désespoir est tel que de plus en plus de voix s’élèvent au sein de l’élite européenne pour ponctionner directement dans le épargne privée des européens(épargne qui, soit dit en passant, a déjà été taxée !). Il faut se réveiller.
La solution est la liberté
Les courbes ci-dessous sont les dépenses publiques sur le temps long, afin de se faire une vraie idée… Il faudrait revenir aux dépenses qui existaient juste avant la première guerre mondiale ; des dépenses publiques de 10-15% de PIB. Considérant la richesse nationale d’aujourd’hui et la productivité de nos jours comparée à 1910, cela n’est pas choquant. Mais cela veut évidemment dire couper dans les fonctions et les responsabilités de l’Etat, et redonner le pouvoir au marché libre et à la société privée. Il ne faut pas oublier aussi que l’étalon d’or régnait en cette période, ce qui donnait des monnaies européennes fortes et stables (donc demandées) et une économie déflationniste.

Tout sauf suggérer l’évident : des réformes profondes de l’État et la libéralisation des économies européennes, ce dont l’Europe a vraiment besoin (bien que la situation et les remèdes varient quelque peu d’un pays à l’autre).En effet, les problèmes économiques de l’Europe pourraient être résolus par des réformes massives, quoique tardives. Même si elles se prolongent dans le temps, elles demanderaient des adaptations pas toujours si faciles pour de nombreux européens, car la transition ne peut être que douloureuse étant donné l’état actuel. Cela signifie une forte réduction de la bureaucratie tant au niveau national qu’au niveau de l’UE, une diminution drastique de la charge fiscale pour les particuliers comme pour les entreprises. Cela doit naturellement s’accompagner d’une décentralisation massive, en appliquant pleinement le concept déjà existant et accepté au niveau européen, de subsidiarité.
La réduction drastique des dépenses publiques, comme mentionnée ci-dessus, doit avoir pour but de revenir à un niveau remontant à l’âge d’or de la vie économique, sociale et scientifique européenne, c’est-à-dire :la Belle Epoque, plus précisément 1890-1910, incarnée par l’Exposition Universelle de 1900 à Paris : L‘ Exposition universelle de 1900 à Paris a été l’un des événements les plus grandioses et les plus renommés en Europe au début du XXe siècle. Il a attiré plus de 50 millions de visiteurs dans la capitale française en 212 jours.
Cela signifie une réduction progressive mais néanmoins dramatique de l’État-providence, afin de libérer les pouvoirs d’entreprendre qui sont clairement étouffés dans de nombreux pays européens, tout en permettant aux Européens trop chouchoutés d’assumer davantage de responsabilités pour leur propre vie. Mais il y a actuellement peu ou pas de reconnaissance parmi le courant politique dominant ou parmi le public en général, qu’une plus grande liberté économique est essentielle pour l’Europe maintenant. Il semble donc que l’Europe continuera à se dégrader dans un avenir proche, jusqu’à ce qu’une crise massive réveille enfin les européens de leur stupeur.
Malheureusement, les problèmes de l’Europe ne sont pas seulement économiques, comme nous le verrons dans les prochains articles dans cette série. Mais il faut néanmoins s’attarder sur la partie énergétique étant donnée l’importance de son ampleur et de ses conséquences sur les économies européennes.


